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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 19:13

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Méto - La Maison / L'île / Le monde

Yves Grevet

Syros

2008 - 2009 - 2010

 

Okay.

Mille ans plus tard.

Me revoilà.

 

Et Méto est la raison idéale pour refaire glorieusement surface.

 

    Après avoir aimé passionnément les Tobie Lolness et Vango de Timothée de Fombelle, mon nouveau héros est Méto, personnage éponyme d'une trilogie incroyable.

 

    Trois tomes : La Maison, L'île, Le monde. Programme aussi simple que prometteur pour un roman d'apprentissage pourtant pas banal : Méto, 14 ans, ne se rappelle de rien qui ait eu lieu avant ses 11 ans, âge auquel il a intégré la Maison. Il ignore d'où il vient (et ne se pose pas vraiment la question, du moins pas tout de suite), et ce qu'il y a hors de la Maison.

 

    Aucune fenêtre n'est jamais ouverte et les règles sont plus que strictes, absurdes. Pendant les repas, merci d'espacer les bouchées de nourriture de 50 secondes pile. Pendant le sommeil, interdiction absolue de faire le moindre mouvement : faire craquer le lit vous condamne à être emmené hors de la Maison pour toujours (pour devenir quoi ? mystère). Le seul sport autorisé (et le seul connu d'ailleurs) est l'inche : la tenue règlementaire est composée de protections pour l'ensemble du corps qui ressemblent à des muscles et des os, et cela se joue à quatre pattes, une balle dans la bouche. Et toute violence est autorisée, même si elle doit entraîner la mort d'un des joueurs.

Les 64 garçons de la Maison ne savent pas ce qu'est une fille, les surveillants s'appellent tous César, et on passe 24h (minimum) dans une pièce glaciale quand on manque à une règle.

 

Voilà voilà voilà.

 

MAIS UN JOUR !!!......... Méto enfreint le règlement et découvre furtivement l'envers du décor. La puce à l'oreille, il ne cessera plus de chercher la vérité et la raison de ce délire.

 

    Ce qui semble être un roman d'anticipation est en fait une réécriture de l'Histoire : bienvenue dans les années 1970, mais dans un monde où la Guerre froide aurait conduit à une quasi apocalypse (ce qui a vraiment failli être le cas). Yves Grevet écrit l'obstination et le courage d'un personnage qui veut croire qu'une autre vie est possible. L'écriture de Grevet est aussi simple qu'une soif de liberté. Son écriture est ajustée au millimètre près, accordée comme une petite musique limpide et que l'on arrête pas.

Les adolescents devraient s'identifier de façon évidente aux héros, et en tant qu'adulte j'avoue ne pas m'être sentie hors jeu !

Le seul cigare dans le potage est malheureusement la fin. Comparé aux deux premiers tomes, le troisème est un peu trop évident. J'ai cessé d'être surprise vers la moitié de ce tome 3, ce qui est bien dommage ! Je ne vais pas donner de détails (parce que j'espère bien que vous les lirez ;-)), je vous dirai simplement que ça manquait, à mon sens, de coups de théâtre qui auraient conclu la trilogie en beauté et qui auraient laissé plané le doute. En somme, ça se termine un peu trop bien =)

 

    Cela reste tout de même une saga à découvrir, notamment à l'occasion de la parution de la version intégrale, prévue pour octobre prochain.

Et un auteur à suivre, via son nouveau roman, Nox, une dystopie qui s'annonce bien (parution en octobre également).

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 21:57

Les chats, ça fait peur. Parce que ça a toujours l'air coupable / sournois / méprisant / ingrat / mauvais (rayer la mention inutile... mais en fait y a pas de mention inutile).

 

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Si je pense ça des chats, c'est à cause d'eux. Avouez qu'il y a de quoi frémir d'horreur. Et encore, vous ne les entendez pas chanter.

(merci Disney pour le traumastisme)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cependant, malgré le fait que j'ai la certitude que les félins se sont donné le mot pour me foutre la trouille (me regarder fixement et me donner l'impression qu'ils lisent en moi comme dans un livre ouvert... au secours), il y a des choses qui me font enterrer la hache de guerre momentanément. Des livres justement, en parlant de livres ouverts. Voyez plutôt.

 

garfield badmoodLui, il est drôle.

Parce qu'il est plus humain que les humains. Plus humain que son maître débile profond (mais attachant) en tout cas. Garfield règne en maître sur les lundis moroses, les blagues cyniques mais pas noires, il fait tourner en bourrique son coloc le chien (pauvre Oddie), il a peur des araignées, il est jaloux de son pote le chaton, et surtout... SURTOUT, il a un problème de poids. Garfield est gros et en fait régulièrement une crise existentielle pour notre plus grand plaisir. Bref je l'aime, et c'est un chat.


Garfield, tous les albums chez Dargaud

 

 

 

Simon's cat

Lui, il est drôle aussi.

Mais pas pareil que Garfield. Le chat de Simon c'est un "vrai" chat, mais en "qui fait pas peur". Du coup c'est mieux. Voilà.


Simon's cat, une calamité de chat, Fleuve noir

 

 

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Lui, il est drôle. Oui lui aussi.

Parce qu'il est... carré, en fait. Et qu'il lui arrive des trucs incroyables comme aller à l'école pour la première fois. Non mais franchement regardez sa tête, est-ce que j'ai vraiment besoin d'en dire plus ?!


Splat le chat, tous les albums chez Nathan

 

 

 

 

 

 

 

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Et lui, il a la classe. Il la respire.

Blacksad est un détective torturé, mystérieux, brutal. Il donne au chat une dimension un peu... virile (c'est bizarre de dire ça), il le rend moins inquiétant. Donc je l'aime aussi.


Blacksad, tomes 1 à 4, Dargaud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous avez d'autres chats-livres chez vous qui puissent m'aider à surmonter mon traumatisme, je suis preneuse !!!

 

Et bientôt, un billet sur un nouveau chat, Plume, qui habite aux Éditions courtes et longues (ça fait longtemps que j'en ai pas parlé...) !

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 11:46

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Sibylline, Capucine et Jérôme d'Aviau

Ankama éditions, collections Étincelle

2010

25 x 17 cm - 192 pages 

     

     Je suis tombée sur ce truc totalement par hasard dans les affaires de ma soeur, et pour célébrer cette trouvaille inopinée, je vais vous en parler !

     Après une rapide recherche, la maison d'édition Ankama, que je ne connaissais ni des lèvres ni des dents (haha), m'a l'air spécialisée dans la bande dessinée, le livre jeunesse et le manga. Alphonse Tabouret appartient à la petite collection "Étincelle" qui propose des ouvrages au carrefour entre album, BD et roman graphique, dixit la maison.

     Notre Alphonse est raconté en noir et blanc, avec une belle variété dans la composition des pages et une illustration très rigolote. Alphonse Tabouret est un "bonhomme baton" (qui ressemble effectivement à un tabouret) qui vient de débarquer dans la vie et à qui il arrive quelques (més)aventures...

      Impossible de ne pas penser à Alice au pays des merveilles, avec sa galerie de rencontres étranges, personnages à moitié dingues et aux physiques oniriques (dans le monde d'Alphonse, certains individus pourraient être des pokémons, ça c'est pour le côté manga...), qui peuvent être tous petits ou immenses...

 

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     Les dessins sont à la fois simples et riches en petits détails, et avec un ou deux traits les visages s'animent de mille expressions. Les décors sont très soignés mais sans aplats de noir, ce qui permet de garder une dynamique dans des images très sombres.

 

                images-2-0050.JPG images-2-0051.JPG

 

     Je suis un peu moins convaincue par le texte. Vu l'histoire, phylosophico-aventuresque, je m'attendais à un truc à la Calvin & Hobbes : hyper drôle mais en finesse, touchant mais sans larmes, profond sans en avoir l'air. Ici je dirais que l'on a essayé, mais que l'on a pas totalement réussi. Les personnages ont des noms qui reflètent ce qu'ils sont : le bonhomme angoissé s'appelle Goisse, celui avec un vide à la place du ventre s'appelle Ide, celui qui pleure tout le temps s'appelle Stesse etc... Autant je trouve qu'Alphonse Tabouret est un nom amusant, autant je trouve que l'on aurait pu être plus imaginatif pour les autres (je chipotte ?). Calvin et Hobbes par exemple, sont de sacrés noms de personnages ! Donner à un petit garçon échevelé et à un tigre en peluche des noms de philosophes... Mais revenons à nos moutons...

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      Je vous conseille les aventures d'Alphonse pour leur univers visuel pas dénué d'intérêt : c'est tout de même un joli voyage ! Un peu plus et çaurait été un vrai coup de coeur !

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 23:00

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Jules Renard & Maurizio A. C. Quarello

2009

Milan jeunesse

26 x 31,5 cm - 56 pages

 

     Comme promis, je continue sur ma lancée et vous présente ma deuxième acquisition animalière. À l'instar des Animaux de Benjamin Rabier, le livre dont le parle aujourd'hui est un bestiaire.

Et alors là :

 

Attention chef d'oeuvre

 

     Déjà, les textes sont de Jules Renard, ce qui n'est pas banal pour un livre sur les animaux. Et quels textes ! Une explosion de fraîche poésie teintée d'un humour délicieux. Ils ne sont pas tous de la même longueur, on varie les plaisirs ! Certains font une page entière, d'autres ne sont qu'une poignée de mots. Extraits...

 

"Le bouc

Son odeur le précède. On ne le voit pas encore qu'elle est arrivée. Il s'avance en tête du troupeau et les brebis le suivent, pêle-mêle, dans un nuage de poussière. Il a des poils longs et secs qu'une raie partage sur le dos. Il est moins fier de sa barbe que de sa taille, parce que la chèvre aussi porte une barbe sous le menton. [...] Alexandre est son nom, connu même des chiens. La journée est finie, le soleil disparu, il rentre au village, avec les moissonneurs, et ses cornes, fléchissant de vieillesse, prennent peu à peu la courbe des fauçilles."

 

"L'écureuil

Leste allumeur de l'automne, il passe et repasse sous les feuilles la petite torche de sa queue."

 

"Le hanneton

Un bourgeon tardif s'ouvre et s'envole du marronnier. Plus lourd que l'air, à peine dirigeable, têtu et ronchonnant, il arrive tout de même au but, avec ses ailes en chocolat."

 

 

Pas mal hein ?

 

     Les illustrations de Quarello (suis allée sur son site, je crois que je ne vais pas résister longtemps à son Barbe Bleue...) ne gâtent en rien le spectacle, au contraire, elles subliment le texte et lui donnent ce petit air de folie et d'onirisme qui fait de ce livre un bijou. Elles saisissent l'essentiel du texte en n'oubliant pas d'en dire un peu plus. Que dire encore ? Le mieux est que vous jetiez un oeil...

 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 18:20

Amis des animaux bonjour.

 

     Vous le savez peut-être mais pour mémoire, sachez que se déroule actuellement à Paris l'exposition Beauté animale, qui a pour ambition de retracer la relation bête-artiste à travers l'histoire de l'art. C'est d'autant plus amusant que l'humain est absent des oeuvres présentées ! Entre naturalisme pur et représentations romanesques (voire humoristiques), on en a pour son argent, et nos mirettes ne s'ennuient pas une seconde. Mon coup de coeur est un tableau anonyme (dommage !) de 1610 représentant pas moins de 71 espèces d'oiseaux, dans un savant enchevêtrement de plumes.

     Note pour Za : le passage sur les chats comporte son lot de surprises, drôles ou glaçantes !

 

     Bref, en passant par la boutique à la fin de l'expo j'ai bien sûr "fait ma faible" : j'ai craqué pour deux albums. Les animaux de Benjamin Rabier (Buffon & Rabier), et Histoires naturelles (Renard & Quarello).

 

images-2-3565.JPGBuffon & Benjamin Rabier

Circonflexe

2011

28 x 37 - 28 pages

 

     Je vais ici vous parler du premier, soit des extraits de la monumentale Histoire naturelle de notre Buffon national (1707-1788) illustrés par Benjamin Rabier (1864-1939), papa du célèbre Gédéon et... de la Vache-qui-rit (du dessin, pas de la recette du fromage fondu) !!!

     Les textes, bien que créés pour informer, ne manquent ni de dynamisme ni même d'humour ! Les brebis et les moutons sont qualifiés de "stupides" sans aucune pitié, et l'on tremble à la description des moeurs du brochet. Les scientifiques de l'époque avaient le sens du spectacle ! Tous les petits textes tiennent finalement plus de la narration que de l'information et ce sont de courtes histoires dans lesquelles l'homme a souvent un rôle à jouer.

 

               images-2-3567.JPG images-2 3566


     Les illustrations de Rabier sont épatantes et déroutantes. Certains animaux sont représentés de nuit et pas toujours d'une manière évidente : si c'est à peu près attendu pour le hibou, cela l'est beaucoup moins pour la brebis, représentée en troupeau au crépuscule (ou serait-ce l'aube ?). Les cadrages et mises en scène sont également pleins de surprises et vont contre beaucoup d'idées reçues. L'éléphant est par exemple représenté en train de faire valdinguer un homme (il l'a bien cherché), qu'il tient enserré avec sa trompe, et non en calme et pacifique pachiderme se désaltérant dans une rivière. Beaucoup de portraits rappellent par des détails la présence de l'homme : il n'est pas rare d'apercevoir au loin le toit d'une chaumière ou un bout de clôture, quand ce n'est pas le décor entier qui est humain. Le loup pour sa part n'est même pas au premier plan de la page qui lui est consacrée, mais caché derrière un arbre, guettant l'innocent lapin...

 

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     Mille choses rendent cet album extra-ordinaire (je sépare exprès) et j'espère que vous aurez l'occasion de le feuilleter, voire de vous le procurer. Il plaira assurément aux bambins, mais aussi aux grands, surtout s'ils aiment le parfum des illustrations délicieusement vieillotes mais néanmoins subtiles.

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 16:12

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Anne Herbauts

Casterman

2012

25 x 34 cm environ - 32 pages

 

      Voici encore un album que je vais avoir du mal à classer, mais tant mieux, les inclassables sont les meilleurs. Je découvre émerveillée l'univers d'Anne Herbaut, auteur et illustratrice de cette étrange histoire d'hirondelle.

      Le texte est plus proche du poème que du récit, austère plus que chantant. Mais de cette austérité, qu'il conviendrait d'ailleurs de nommer plutôt simplicité, se dégage une puissance d'évocation peu commune. Les mots se succèdent sans cérémonie et parfois même sans rapport évident et pourtant tout fait sens et tout surprend.

 

"Dans la maison étroite et carrée, il y a la Très Vieille, le Père, l'Enfant, la Mère-Giron, la Mort, le chat Moby Dick et ses deux poissons, une chaise vide, une cafetière, les miettes, trois pommes, une poire aussi, et le bruit du carrelage quand l'un d'entre eux se déplace."

 

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      Le décor se plante aussi simplement qu'il intrigue. La Mort en effet est une compagne comme une autre, comme une lointaine tante qui viendrait nous rendre visite et que l'on hébergerait pendant un temps. L'arrivée de Theferless, une hirondelle blessée, va faire souffler un léger vent dans cette atmosphère figée.

      Nulle autre intrigue que l'histoire de cette famille qui va soigner un oiseau et le regarder partir dans le ciel vers "l'espace, les voyages, les saisons, le temps, le lointain, l'ailleurs", eux restant prisonniers d'une maison cerclée d'un sentier qui forme un huit, le signe de l'infini, le signe dont on ne sort pas.

      Les illustrations sont sublimes et dressent un monde à la fois morne et étonnamment apaisant, où éclatent de temps à autres des taches de couleurs vives. Les découpages d'Anne Hernaut sont autant d'échappatoires au gris et au désordre des traits de crayons, la gorge de Theferless est un morceau de tissu chatoyant qui finit par "déteindre" sur les murs de la maison.

      L'hirondelle a fait le printemps dans la vie de ces humains las.

 

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      La dernière page est bleu marine et on distingue en noir les mots suivants : "En août, dans l'été bien mûr, la Très Vieille s'est endormie contre la Mort." Terriblement simple.

 

      L'album est grand et envoûtant, mais n'est pas destiné aux enfants. À mettre donc entre les mains d'adultes pour qui le texte et l'image font ensemble une littérature de qualité, même en seulement 32 pages !

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 11:28

Bilan du Salon du livre de Paris 2012 !


J'ai cette année jeté mon dévolu sur 3 stands : celui des éditions Attila, celui de Zulma et l'incontournable stand d'Actes Sud collection Babel...

7 livres, 97€.

J'eus préféré 97 livres pour 7€ mais on ne choisit pas toujours !


Si vous avez déjà lu ces livres, vos avis sont les bienvenus !

 

 

jardinsstatuairesempiredunhommeAux éditions Attila : Les Jardins statuaires de Jacques Abeille, 2010, et L'Empire d'un homme de Ramon Sender, 2011.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Aux éditions Zulma : La Cène de Hubert Haddad, 2005, et Les Limites de la nuit de Eduardo Antonio Parra, 2011.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

adoration.jpgafflictionconversation amoureuseAux éditions Actes Sud collection Babel : La Conversation amoureuse d'Alice Ferney, 2000, Affliction de Russel Banks,1992, et Une adoration de Nancy Huston, 2003

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 13:01

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Edmée Arma & Jacqueline L. Gaillard

Éditions Henry Lemoine & Cie

1946

144 pages

 

 

      J'inaugure une nouvelle catégorie d'articles, à savoir "Brocante", en vous parlant aujourd'hui d'un petit livre tout simplement ravissant déniché en fouillant sur l'étalage d'un antiquaire dimanche dernier.

Oui parce que je ne sais pas vous mais moi je suis une fervente pratiquante de brocantes, vide-greniers et autre dépot-ventes. Et pas que pour les livres !

 

      Bref je ne vais quand même pas vous raconter toutes mes aventures vintages et vous montrer toutes mes dernières trouvailles en matière de meubles / lampes / objets etc, parce qu'ici c'est le livre...

 

      D'ailleurs pour le coup il ne s'agit pas à proprement parler un livre pour enfant mais il est illustré d'une façon délicieuse et je ne résiste pas à l'envie de vous montrer ça !

Il s'agit d'un petit ouvrage dans lequel on trouve tout ce qu'il faut pour devenir incollable sur les danses folkloriques d'ici et d'ailleurs, d'où le titre bien sûr. Et pas seulement incollable en théorie ! Le livre contient des plans vus de haut qui expliquent les chorégraphies ! Les garçons sont représentés par une forme géométrique (qui symbolise apparemment le chapeau traditionnel) et les filles par une petite fleur. Quand je vous dis que c'est adorable. On a aussi à disposition de courtes partitions de musique ainsi que les paroles de chansons qui vont avec.

 

Je ne vous fais pas saliver plus longtemps, voici quelques extraits !

 

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Pour finir, voilà la petite phrase qui ouvre le livre : "Rien n'est plus jeune qu'une vieille danse..."

Tous à vos coiffes, toutes à vos jupons et en avant !

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 16:45

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                                  Jennifer Yerkes                       Lisa Bresner & Aurore de la Morinerie

                                   éditions MeMo                                       éditions MeMo

                                         2011                                                     1998

                                      42 pages                                               12 pages

 

 

Amusant de noter les points communs entre les couvertures de ces

deux petits livres des éditions MeMo !

 

     À gauche, Drôle d'oiseau, l'histoire d'un petit volatile pas comme les autres qui va apprendre que sa différence peut s'avérer une force. La rengaine est connue, certes. Mais impossible de ne pas craquer pour cet oiseau blanc comme le papier du livre et qui a donc besoin d'un décor pour se faire voir... Lassé d'être moqué, il s'en va par les chemins trouver son destin. Au fil de son périple, il collectionne des plumes laissées là par un oiseau rouge, des morceaux de feuilles, des fleurs, qu'il porte à bout d'aile pour qu'on le voit enfin. Mais sa nouvelle parure va presque lui coûter la vie puisqu'un certain renard ne manque pas de repérer ce paon du dimanche... Comme quoi, il vaut mieux rester soi !

L'illustration est ravissante : pop et graphique tout en restant très douce. Mention spéciale à la reliure qui fait ressembler le livre à un petit cahier retrouvé au fond d'une malle...

Note : je viens d'aller sur le site de MeMo et on peut voir en page d'accueil en ce moment que ce petit livre a été honoré d'une mention à la foire de Bologne ! Ouh yeah.

 

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     À droite, Que fais-tu ? Je me promène. Un OVNI tout de mystère et de poésie qui s'inscrit dans la futée collection "Étymologie animée" : il s'agit d'analyser un idéogramme chinois et de le décomposer afin de comprendre sa construction. Ces différents éléments sont ensuite illustrés selon le style calligraphique "petit sceau" (c'est marqué en 4ème de couverture, je ne suis pas si cultivée que ça !), encore utilisé aujourd'ui en Chine. En plus la reliure est une reliure dite japonaise (ça par contre c'est moi qui le sais !), exotisme et dépaysement garantis donc. Le résultat est définitivement magnifique.

 

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MeMo, de par leurs partis-pris exigeants en matière de fabrication, sont une maison d'édition que je vais m'efforcer de suivre de près !

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 11:02

{ Pour celles qui se seraient posé la question : oui je suis bien en vie  et ne vais pas vous bassiner avec les raisons qui font que c'était le silence radio depuis... un bout de temps... Me revoilà donc, et j'espère retrouver rapidement mon rythme ! }

 

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Edgar Allan Poe, traduit par Baudelaire, illustré par Harry Clarke

Editions courtes et longues

2011

445 pages

 

Attention trio de choc pour édition sensationnelle

 

     Tout le monde connaît les Histoires extraordinaires d'Edgar Poe. Quand on n'a pas mis le nez dedans par curiosité et/ou par plaisir, on en a lu pour l'école. Et on a aimé !

     Souvent, on associe Edgar Poe et ses Histoires à l'horreur et à l'angoisse, voire au gore. Mais ça y est, je sais désormais que c'est bien plus que ça. Si Le Chat noir, le Double Assassinat dans la rue Morgue ou Le Coeur révélateur laissent des souvenirs impérissables et nous font longtemps faire des cauchemars (ce fut mon cas après la lecture du Chat noir : vous connaissez mon "amour" pour la bête féline... hum), c'est aussi Le Scarabée d'or, l'Aventure sans pareil d'un certain Hans Pfall, Une descente dans le maelstrom ou La Lettre volée : s'ouvre alors tout un monde de chasses au trésor palpitantes, de voyages dans la Lune, de récits de marins ou d'enquêtes à la Sherlock Holmes. L'univers et l'imagination de Poe regorgent de surprises !

 

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     Le livre dont je veux vous parler ici n'est pas une simple édition de ces Histoires. Tout d'abord, les Histoires et les Nouvelles Histoires sont regroupées ici dans un unique volume. L'ouvrage est un objet sublime, rouge éclatant, sur la couverture duquel se découpent en traits d'argent le titre ainsi qu'une illustration à faire trembler les plus courageux d'entre nous : un homme dans un cerceuil, bien loin sous terre, a le visage tordu par l'effroi de se réveiller vivant dans cette prison qui sera finalement bien son tombeau. Le ton est donné mais brouille pourtant habilement les pistes : l'illustration de la couverture correspond à un conte qui ne figure pas dans la liste des Histoires extraordinaires et des Nouvelles Histoires extraordinaires, et qui appartient à un autre recueil... Mmm...

     Les illustrations parlons-en, car c'est là que réside la vraie originalité de cet ouvrage : au début du XXe siècle, un artiste irlandais répondant au nom de Harry Clarke, maître verrier de son état, a illustré les nouvelles d'Edgar Poe d'une manière définitivement magistrale. L'horreur autant que la poésie se retrouvent dans ces images fascinantes dont chaque trait pique ou caresse l'oeil, mais en aucun cas ne laisse indifférent. C'est une galerie à mi-chemin entre le réel et le fantastique, reflet exact et pourtant libre des textes d'origine. Ce fut pour ma part une découverte bouleversante qui a su me surprendre sur un terrain que je croyais familier, celui des nouvelles de Poe.

     Rajoutez à cela la divine traduction-trahison de Baudelaire, et vous avez l'un des trios de choc les plus réussis de l'histoire de la littérature.

 

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     Jetez-vous sur cet ouvrage qui saura vous faire (re)découvrir avec délice toutes les facettes du plus européen des écrivains américains !

 

Note : vu le nombre de trucs effrayants et cauchemardesques qui figurent au palmarès de M. Poe, je propose ce billet pour le Monstrueux Challenge de Za !

 

monstrueuxchallenge

 

Pour voir un peu plus d'illustrations tirées de cette édition, suivez {ce lien} !

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