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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:37

botanique circus

 

Frédéric Clément

Albin Michel Jeunesse

2011

23,5 x 33,5 cm environ - 30 pages

 

     À peine remise de ma découverte de  Chapellerie pour Dames de coeur, Chats bottés et Enfants songes, je me jette à corps perdu dans l'univers de ce fantasmagorique Botanique Circus.

 

"Roulement de topinambours" pour le divin artiste-poète, l'orfèvre du mot et de l'image, le fameux dompteur de typographies sauvages j'ai nommé... Frédéric Clément !

 

     Vous l'aurez compris, par cette phrase j'annonce la teneur de ce trésor qu'est le Botanique Circus. Un cirque oui, mais certainement pas celui auquel on s'attend ! Il s'agit ici d'une succession de numéros plus fous les uns que les autres qui ont pour principaux acteurs... des végétaux.

La fraise, vous la connaissez douce, ronde et sucrée, venez découvrir sa vraie nature de bête féroce que l'on doit par sécurité garder sous une cloche de verre. La capucine, une jolie petite fleur n'est-ce pas ? À y regarder de plus près elle cherche à s'enrouler autour de votre cou, cobra menaçant que seuls les yeux du charmeur peuvent calmer. Et le charmant lupin... Auriez-vous oublié que son nom vient de lupus qui signifie loup ? Nettement plus inquiétant vu comme ça...

Le Botanique Circus donne le frisson.

 

Mais pas que !

C'est aussi doux et chaud et rigolo ! Les histoires de Frédéric Clément sont belles, héroïques et émouvantes, et drôles et ébouriffantes ! Je citerai pour exemples les numéros de Miss Physalis, contorsionniste maudite prisonnière d'une cage de dentelle comme toutes ses aïeules avant elle, et de Henrico de Mexico "le haricot sauteur et son saut de la mort" : comment ne pas pleurer ou rire à l'idée de ces personnages si vibrants ?

 

IMG 3404 IMG_3400.JPG IMG_3401.JPG

 

     Toutes ces histoires auraient suffit à faire mon bonheur mais les choses vont plus loin, comme toujours avec Frédéric Clément. Les images qui accompagnent le texte rivalisent de beauté et de grâce. L'univers dépeint est assez profond pour que l'on s'y noie, hypnotisé par ces personnages et les créatures à leur côté. Les atmosphères sont toutes d'ombres et de lumières, invitant à la même table la peur et l'émerveillement. Deux hôtes de choix que j'affectionne particulièrement et qui vont il faut le dire, très bien ensemble.

 

     Un détail de taille reste à noter : le texte complet de l'histoire est contenu dans un petit livret annexe, soigneusement logé dans une poche à l'arrière de la couverture. Les illustrations n'ont donc en vis-à-vis qu'un échantillon de texte (déjà ravissant en soi). Vous pouvez donc choisir, comme le stipule l'Avis qui ouvre l'ouvrage, votre mode de lecture. Astucieux et pas banal.

 

IMG_3399-copie-1.JPG

 

     Pour ce qui est de ma propre lecture, j'ai opté pour une autre solution encore : après avoir acheté le livre à Montreuil le samedi, je ne l'ai pas ouvert. Je me suis rendue le dimanche à la lecture que l'auteur devait faire de son texte : la surprise serait donc totale. Et laissez-moi vous dire que j'en ai eu pour mon argent. J'avais déjà écouté des lectures de Frédéric Clément (sur son site) mais entendre ça en vrai c'était simplement fou et l'enchantement n'en fut que plus grand. Visuellement, les mots sur la page sont à l'honneur grâce aux variations de typographies, aux virtuosités et fantaisies de mise en page. Mais avec la voix de Frédéric Clément, j'entendais la mise en page et les typographies. Magique. Et dépitée de voir les enfants turbulents et leur parents (au moins aussi turbulents) aller et venir devant l'estrade où l'auteur contait, mordant dans sandwichs, déplaçant poussettes, écoutant quelques secondes et, ne voulant pas mettre leur imagination sur play, repartant aussitôt pour aller voir ailleurs si j'y étais. Pardonnez leur, ils ne savaient pas ce qu'ils rataient. Tant pis pour eux !

 

Merci à Frédéric Clément de remplir nos vases vides de tant de fleurs

que nous ne méritons pas toujours.

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 10:50

Dix jours que le Salon de Montreuil est terminé, il était temps que je commence à parler de ce que j'y ai vu !

 

     Et je vais bel et bien commencer par du vu et non du lu à savoir l'exposition autour de la thématique du cirque. La scénographie m'a semblée assez réussie mais j'émettrais cependant quelques réserves : il était question de petites niches aux murs noirs abritant les oeuvres de plusieurs artistes, installées autour de l'espace central figurant une piste de cirque. Étant donné le thème de cette année je m'attendais à quelque chose de plus fort et de plus fou que ces simples "loges". Le cirque me semblait être l'occasion rêvée pour créer un parcours abracadabrant et nous n'avons eu droit qu'à de petites pièces sombres.

Heureusement le contenu de ces petites pièces valait le détour : quel enchantement de découvrir les illustrations orignales (et donc en relief) du Botanique Circus de Frédéric Clément ! Pinocchio, l'Acrobatypographe de Georges Lemoine fut également une découverte rigolote autant que charmante, le petit pantin bien connu singeant toutes les lettres de l'alphabet grâce à son étonnante (pour un être de bois) souplesse. Puis vinrent les papiers découpés de Sara, les illustrations-systèmes de Gérard Lo Monaco et bien d'autres fantaisies toutes bien différentes les unes des autres...

 

     L'installation de Benoît Jacques, Funambulibili, était assez étonnante voire hypnotisante : des créatures de cirque montaient et descendaient en boucle le long de cables et leurs ombres fantastiques étaient projetées sur un drap blanc découpé en lamelles et derrière lequel elles disparaissaient mystérieusement. Je ne sais pas si mon explication est très claire. Si vous voulez, c'est un peu comme si les créatures prenaient le tir-fesses et qu'au lieu de lacher la perche en haut de la piste, elles redescendaient avec elle puis remontaient etc... Un peu dommage cependant : au moment ou j'ai observeé tout ça, l'installation semblait en difficulté et des techniciens s'affairaient en tout sens autour de ce mobile géant. Note : finalement, à voir toute cette agitation on aurait pu croire que les techniciens faisaient partie de l'installation et j'avoue que ça m'a fait sourire.

 

    Enfin, une salle consacrée à Emmanuelle Houdart (Saltimbanques), exposant les costumes inspirés de certaines de ses illustrations, confectionnés en collaboration avec les élèves d'un lycée et une costumière. Lesdits costumes étaient exposés, prisonniers de boules géantes faites de tiges de métal. Un grand écran diffusait la vidéo du défilé mettant en scène tous ces costumes. Impressionnant, effrayent et magique.

 

Un petit mot également sur la librairie de l'exposition, où il fut bon de se perdre et de découvrir une grande sélection de livres pour tous les âges autour du thème du cirque ! J'aurais bien dépensé quelques centaines d'euros mais... ma modeste bourse a refusé de me faire crédit.

 

Je ne suis quand même pas repartie les mains vides !

À suivre dans les prochains épisodes :

 

Botanique Circus, de Frédéric Clément

Histoires extraordinaires et Nouvelles histoires extraordinaires, d'Edgar Poe illustrées par Harry Clarke

Drôle d'oiseau, de Jennifer Yerkes

Que fais-tu ? Je me promène, de Lisa Bresner et Aurore de la Morinerie

Le Silence de l'Opéra, de Pierre Créac'h

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 22:11

Ne croyez pas halluciner si vous voyez le graphisme du blog changer plusieurs fois dans les jours qui viennent : je fais des expérimentations...

Pour fêter ses 1 an j'essaye de le faire mûrir !

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 12:13

A ceux qui passent ici régulièrement, ou seulement de temps en temps, ou même pour la première fois aujourd'hui, sachez qu'après 10 jours passés sans publication de billet (depuis Le Yark), je vais aller à la chasse aux trucs chouettes au Salon de Montreuil ce week-end ! Patience donc

J'espère faire le plein de livres mais aussi d'événements (lectures, expos etc), dont je vous parlerai !

 

montreuilgroar.jpg

 

A la semaine prochaine !

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 11:29

Je vous signale au passage que parmi les prix décernés cette année par le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, il y a la "Pépite du livre d'art"... Remportée cette année par les Editions courtes et longues pour Mon Petit Théâtre de Peau d'Âne ! Un trophée bien mérité !

 

Pour voir ce que j'avais pensé de ce livre au moment de sa sortie, cliquez sur l'image !

Pour découvrir le reste du Palmarès de Montreuil, par {ici} !

 

ECL-ALBUMS-OTHONIEL

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 11:26

leyark1.jpg

 

  Bertrand Santini & Laurent Gapaillard

Gasset Jeunesse

2011

15,5 x 21,5 cm environ - 76 pages

 

     Après le billet de Za ou celui de Jean de la Soupe de l'espace, délectables, je ne sais trop quoi dire à propos de ce Yark qui séduit tous ceux qu'il croise !

     Je ne sais pas ce qui est le plus hallucinant avec ce livre : le livre en lui-même, ou le fait que quiconque lit un avis sur la question se précipite aussitôt dans la librairie la plus proche pour voir ça de plus près et s'assurer de ne pas louper le truc de la décennie. Comme disait je-sais-plus-qui, il faut se méfier des choses qui font l'unanimité. A méditer.

     N'EMPECHE QUE il me plaît vraiment ce Yark, à moi aussi. Parce qu'il me fout la trouille évidemment.

 

          IMG_6950.JPG IMG_6952.JPG

 

     Mais revenons-en quand même quelques instants à nos moutons : Le Yark de Santini et Gapaillard vaut le détour. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore la bête, le Yark est une créature dévoreuse d'enfants... sages. Oui, seulement ceux-là. Et comme de juste, il n'est pas aisé pour le pauvre monstre de se nourrir par les temps qui courent.  Je me rassure en me disant qu'il ne m'aurait jamais bouffée : je n'ai pas été ce que l'on appelle une petite fille modèle. Je crois même que c'est moi qui aurait bouffé le Yark.

     Le texte est carrément culotté mais non moins délicieux, et les illustrations, savoureusement glaçantes, me rappellent celles de Gustave Doré (rapprochement également fait par Za) et celles d'Harry Clarke, maître ès horreur (dont je vais d'ailleurs vous reparler trèèèèès bientôt : restez à l'affut).

     Santini est romancier, conteur et poète, assurément. Chaque phrase est une petite merveille qui appelle la suivante et se souvient de la précédente, tant est si bien que le texte se lit effectivement d'une traite, avec le coeur qui bat, l'esprit en ébullition, les mains tremblantes de plaisir et un sourire un peu inquiet au coin des lèvres. Ce livre aurait sa place au rayon adulte autant qu'il l'a au rayon jeunesse. Ce qui est intergénérationnel a ma préférence et je n'ai de cesse de rassembler une armée de livres du genre ! Quel bonheur est alors la découverte de ce monstre littéraire, OVNI (le Yark a des ailes) miraculeux.

     Les illustrations sont à la hauteur de la qualité des mots et Gapaillard nous happe dans un tourbillon en noir et blanc, aux saveurs bien plus colorées que le plus beau des arc-en-ciel. Un savant mélange d'hommage à la tradition de la gravure (Doré again) et de modernité absolue.

 

Alors ? Qui sera le prochain à céder à la tentation du rêve et de l'épouvante ?

 

dore1.jpg dore2.jpgclarke4.jpg clarke1.jpg

                                             Gustave Doré                                                                   Harry Clarke

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 13:25

... c'est si sauvage qu'il faut en mettre certains sous cloche !

 

Créations merveilleuses de Georgia Russel. Cliquez sur les photos pour accéder

à l'article du site ebooquin.fr qui leur est consacré !

 

livresouscloche1.jpeg livresouscloche2.jpeg

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 21:19

Deux petites interviews autour de Saltimbanques, en provenance de la chaîne Youtube de la librairie Mollat à Bordeaux !

Peut-être de quoi comprendre et apprécier encore plus l'ouvrage...

 

 

 

 


 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 15:44

fifi-02.jpg

 

 

Astrid Lindgren

Édition originale : 1945

Ma version : Hachette Jeunesse 1995

157 pages

 

      Qui n'a pas rêvé, petit(e), d'avoir Fifi Brindacier comme amie ou mieux, d'être Fifi. Elle est fascinante cette Fifi : nattes rousses de part et d'autre de la tête, chaussures trop grandes (pour que ses pieds puissent grandir confortablement), grande maison pour elle toute seule sans parents pour lui dire quoi faire et quand le faire, et surtout force herculéenne ! Elle passe ses journées à cuisiner une montagne de cookies, elle a pour compagnons un petit singe et un cheval, et a toujours des idées de jeux géniales (celui des Chercheurs de choses a l'air particulièrement attrayant !).

 

      Elle est drôle en plus, à raconter tout ce qu'elle a vu du temps où elle faisait le tour du monde avec son Papa. D'ailleurs, son Papa, il a disparu. Mais elle ne s'inquiète nullement : elle est certaine qu'il est quelque part sur une île où il est devenu Roi des cannibales. Fifi ne s'inquiète de rien, au-delà de toute raison d'ailleurs. Elle est brute de décoffrage, parle en argot, mange de la tarte à la crême en mettant la tête dedans et se contredit sans cesse. Elle ne voit pas à quoi pourrait bien lui servir l'école et ridiculise la maîtresse (qu'elle tutoie outrageusement) avant de retourner vaquer à ses occupations (faire tourner en bourrique un duo de gendarmes pas fute-futes). Elle n'est soumise à aucune autorité, personne ne semble pouvoir l'empêcher de vivre sa vie : c'est un sacré programme tout de même ! Fifi n'est pas une révoltée, elle n'est pas une révolutionnaire ni une meneuse, elle obtient sa liberté non au prix d'un combat mais plutôt grâce à cette puissance qu'est l'absurdité de son comportement, qui dépasse et déroute quiconque essaye de la raisonner.

 

Bref. Elle est sensass.

 

      Cette héroïne pas politiquement correcte, l'amie de mes sept ans, n'a pas pris une ride contrairement à moi ! Je me demande quelle personne elle serait devenue si Astrid Lindgren l'avait fait grandir... Peut-être qu'il vaut mieux pour elle que ses pieds n'aient jamais rempli ses chaussures ;-)

 

      Je conseille à tout un chacun de découvrir, de redécouvrir ou de faire découvrir cette petite fille aux moeurs scandaleuses et à l'imagination farfelue !

Note : les aventures de Fifi Brindacier sont déclinées en trois tomes ! Fifi Brindacier, Fifi princesse et Fifi à Couricoura.

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 22:23

... puisque Brian Dettmer en fait la matière première d'une série de sculptures. Époustouflant.

 

livre-viscère-brian-dettmer-césare

 

Pour en savoir plus, cliquez sur l'image, elle vous mènera jusqu'au site Sobookonline...

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